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Pose d’un sol industriel en résine : critères d’évaluation d’un sol en béton (partie 2)

Suite de notre dossier consacré à la pose de revêtement industriel en résine, après les risques liés à la mauvaise préparation du sol, nous allons détailler dans cette seconde partie les différents critères d’évaluation du sol avant l’application de la résine.

L’évaluation de la qualité d’un sol en béton se fait généralement par l’évaluation de sa résistance à la compression avec un délai à respecter de 28 jours pour un support qui vient d’être coulé.

Compacité et résistance du béton

Le béton doit répondre à certaines caractéristiques de compacité avec une teneur en ciment estimé à un minimum de 300kg/m3. On estime la résistance minimale en compression de 25Mpa (megapascal), 1,5Mpa en traction directe, 1Mpa s’ils ‘agit d’une chape en béton.

Il faut également être vigilant sur l’abrasion du ciment pour contrôler la qualité du support, avec une abrasion maximum conseillée de 15cm3 pour 52 cm2.

Pour ce qui est des tests de résistance, il existe un test d’arrachement par pastillage permettant de vérifier si le sol répond à une résistance minimum de 1,5 Mpa. L’analyse est effectuée à 3 endroits ou à chaque fois la pastille arrachée fait l’objet d’une analyse.

test scérométrie bétonAutre outil de test très commun, le scléromètre a l’intérêt de proposer un test de résistance du béton sans en détruire une partie pour analyse. Cet outil évalue la qualité de résistance et la compression du béton, il s’agit d’un marteau coulissant dur équipé d’une barre de glissement qui entraine la percussion d’une tige de percussion sur le sol via l’énergie d’un ressort.

Le rebondissement du marteau sur le support est mesuré sur une échelle graduée, c’est ce qui sert d’indicateur pour évaluer la résistance du béton

 

Assurer l’accroche de la résine sur le support en béton

Afin d‘accueillir un nouveau revêtement en résine, il est important de détecter l’éventuel présence d’additifs dans le sol en béton en vue de lui donner certaines propriétés. Fluidifiants, imperméabilisants, plastifiants ou retardateurs d’adhérence, certains produits peuvent perturber l’adhérence sur le sol de la résine. Il est important de les éliminer avant la pose du revêtement en résine. Les additifs seront alors concentrés à la surface, une opération de ponçage peut suffire à redonner au sol les caractéristiques nécessaires à la pose de la résine.

Les additifs ne sont pas les seuls intrus à pouvoir gêner l’accroche de la résine. Les supports en béton dispose d’une fine couche en surface nommée « laitance », elle provient de la remontée des sels solubles contenus dans l’eau utilisée avec le béton avec le phénomène d’évaporation. Cette laitance doit faire l’objet d’un ponçage afin de ne pas perturber l’accroche de la résine.

Il existe également d’autres substances pouvant nuire à l’accroche de la résine, le sol doit être dépourvu de toute présence d’huile, graisse, produit chimique, ancienne peinture… Autant de produit à retirer par une opération adapté de ponçage pour favoriser l’accroche de la résine pour sol.

 

Contrôle de Ph

Le contrôle du Ph du béton est essentiel pour vérifier la stabilité du support. On estime que le PH du béton doit être inférieur ou égal à 12, alors qu’un PH d’un nouveau béton est environ de 13. La pose de résine époxy n’est pas problématique en présence de ce PH élevé mais une résine polyuréthane pourrait être victimes de saponification (réaction chimique) entrainant une dégradation du choix, un risque évité avec la pose d’une couche primaire de résine époxy.

Plusieurs tests peuvent mesure le Ph d’un sol en béton :

  • carottage : prélévement d’un échantillon du sol.
  • mesure de conductibilité électrique du béton
  • mesure avec un papier de test  réactif pour le PH

 

Test d’humidité du sol : l’hygrométrie

Le sol doit être analysé pour découvrir la présence éventuelle d’humidité pouvant gêner la bonne accroche de la résine puisqu’elle elle doit être impérativement appliquée sur un sol sec. Il est déjà possible de découvrir visuellement les symptômes de la présence d’humidité, lorsque l’on remarque de la mousse, des tâches de moisissure. L’utilisation d’un hygromètre ou humidimètre devient l’accessoire indispensable pour mesurer précisément le taux d’humidité (hygronométrie) du support en béton.

Si le sol doit présenter un taux d’humidité équilibré, il ne doit pas être totalement perméable et doit disposer d’une porosité suffisante pour absorber la résine et favoriser sa pénétration. Un test de mesure du temps de pénétration d’une goutte d’eau permet déjà de détecter un sol trop poreux. En effet, on estime que la goutte doit être absorbée par le sol entre 1 et 4 minutes.  Un goutte absorbée trop ou pas assez rapidement permet de détecter un sol trop poreux sous-dosé en ciment ou au contraire trop lisse et perméable.

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